DEMAIN s’attaque au gaspillage alimentaire en récupérant les invendus des boulangeries pour les revendre le lendemain à prix cassés. Pains au levain, brioches, croissants, pains au chocolat, pâtisseries, … tous les produits sont vendus à moitié prix. Les viennoiseries coûtent 1,00 € contre 2,50 € pour un millefeuille ou une tarte citron meringuée individuelle. Vendus au kilo, le pain de campagne revient à 2,00 € contre 7,00 € pour un noisette, raisins et figues. Avec de tels prix, les clients affluent en masse.
Les 2 fondateurs de DEMAIN ont transposé à Paris un concept découvert en Suisse – Äss-Bar, « qui peut être mangé » en suisse allemand – né à Zurich en 2013. Pionnière dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’entreprise compte aujourd’hui 9 points de vente et 90 collaboratrices et collaborateurs dans toute la Suisse. Le pain est le premier produit alimentaire gaspillé par les Français, à égalité avec les fruits et devant les légumes. Mais la première cause de ce gaspillage est localisée à la source, dans les boulangeries où environ 5 à 10 % de la production journalière est jetée !
En matière de récupération des invendus, l’entreprise intervient en 3e rideau. Priorité est donnée par les boulangeries aux solutions de revente d’invendus alimentaires comme Too Good To Go ou Phenix. Viennent ensuite les associations et banques alimentaires qui récupèrent, tout ou partie, des sandwiches, plats chauds ou baguettes. DEMAIN collecte le reste, viennoiseries, pains au levain, pains spéciaux, pâtisseries, … qui sans ça aurait été jeté.
Visite guidée
Ici, pas de surprise. DEMAIN est clair et affiche la couleur sur ses murs. Tous les produits ont été fabriqués la veille dans des boulangeries parisiennes. Quand vous achetez un pain au levain, vous luttez concrètement contre le gaspillage alimentaire et ses conséquences pour la planète en évitant qu’il soit jeté à la poubelle.
Votre lutte contre le gaspillage alimentaire est récompensée. Vous allez en effet faire une très bonne affaire en achetant votre pain. Pour vous en rendre compte, prenez le temps de jeter un coup d’œil aux étiquettes prix. En moyenne, le prix barré est en effet 2 fois plus cher que celui que vous allez payer au final !
Si vous vous demandez d’où viennent les invendus commercialisés en boutique, jetez un coup d’œil sur la liste des 23 boulangeries partenaires comme Maison Landemaine, Brut de Pains ou encore Tranché et Land&Monkeys.
Depuis peu, vous pouvez venir chez DEMAIN sur l’heure du déjeuner pour acheter l’un des délicieux sandwiches préparés sur place à partir de produits frais pour valoriser au mieux les invendus.
Ici on ne jette rien ! Ainsi les produits non écoulés sont transformés en chapelure pour préparer vos cookies préférés ou bien revalorisés en compost grâce au partenariat noué avec Les Alchimistes.
Décryptage
Implanté en face d’un NOUS anti-gaspi, le point de vente bénéficie bien évidemment de son flux de clientèle à la recherche d’un prix discount pour des produits de qualité. Si tout comme l’enseigne bretonne, DEMAIN est un acteur engagé, ses clients sont eux à la recherche d’un nouveau rapport qualité-prix où la marque est moins importante que le produit.
En offrant une seconde vie aux invendus de boulangeries parisiennes ayant pignon sur rue, le concept montre que le rapport du consommateur à une marque a évolué. Être un nom ne suffit plus. C’est en mariant pouvoir d’achat, écologie et gourmandise que DEMAIN crée du sens pour le consommateur au-delà de simplement vendre un produit. A ce titre, le magasin dessine une piste d’évolution pour le commerce physique.